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  • One Sina

Partons, et plus loin que la dernière fois

J’ai emmené ma jeune âme dans plus d’endroits que n’habite le monde. Et de là-haut, on a tant essayé de me faire descendre avant que je ne tombe.

Quand nulle part n’avait plus rien à faire pour me garder dans cette vie, j’ai trouvé la réponse partout. En partant vers des souvenirs qui me sauveraient peut-être et j’ai pu guérir comme le font beaucoup.

Petite île qui m’a rendue malade, comme je t’aime désormais. Et pour toutes les fois où je n’ai pas vu ta beauté, je suis désolée. Loin de toi de plus en plus longtemps pour réaliser comme Ô fort je voulais te reprendre dans mes bras. Comme Ô fière j’étais d’être née de toi.

Et trop petite pour déjà me promener sur les constellations rangées dans ma tête. Cette enfant, toujours sur la Lune ou quelque part dans le ciel et un jour elle se fera mal. Mais y’a -t- il vraiment un mal à se faire tant qu’il y a des étoiles ?


Tant qu’il y a de plus en plus d’horizons pour y perdre mes pas. Et partout sur cette Terre, je ne suis pas encore allée mais ma jeune âme le fera. Pourtant, j’ai plus d’images dans la tête que si j’avais vécu mille vies. Voyages de point en point pour tenter de résoudre ce monde trop infini.

Petite île m’a menacée à la mort pour que je puisse savoir ce qui me ferait renaître. Et toujours, juste avant de disparaître, j’ai su comment reparaître. Partir et plus loin que la dernière fois, où alors à une heure d’ici, ça fera l’affaire. Car Petite île et ses contours enviés de Paradis m’a entourée de son Enfer. Je te dois pourtant toutes ces nuits convaincue que je mourrai et que je ne sortirai pas de l’Ébène. Et les médecins disaient que partir c’était fuir, tant qu’on ne connaissait pas le cœur de la peine. Mais un cœur comme le mien hurle quant à ses besoins, et partir était le sien. Contre les avis alors, j’ai pris le ciel et je suis revenue avec quelqu’un. Quelqu’un qu’on ne reconnut pas au premier regard tant on l’avait perdu de vue, ou alors jamais rencontré. Métamorphosée dans l’âme jusqu’au visage, d’une radiance si impeccable que plus aucune larme n’osait se montrer. Petite île m’avait sauvée en me tuant un peu. Et après les nuages, j’ai appris à aimer l’Océan, je suis devenue ce que je pouvais être de mieux.

Poète du bout de la Terre qui connait le ciel par cœur, maintenant traversera la Mer.

Partons, et plus loin que la dernière fois, où alors à une heure d’ici, ça fera l’affaire.




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