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  • One Sina

Me laisser, t'aimer

Je commence à comprendre. Je finis de t’attendre. Promis bientôt, j’aurai compris. Promis, aussitôt l’Éternité se finit. L’histoire sans fin trouve la sienne. Que faire pour que tu t’en souviennes ? Tu ne m’as même pas laissée mais tu ne me gardes pas comme je le voudrais.

Et tu m’as laissée t’aimer. Non pas que là soit ta faute, s’il te plaît, n’y pense pas. Mais tes mots, te rappelles-tu à quel point ils sont de ceux que l’on ne dit qu’une fois ? Les miens aussi, ceux que je n’ai jamais dit à qui n’était pas toi. L’Éternité se finit déjà. Les gens me disent déjà qu’ils m’avaient prévenu. Les gens me disent déjà, mais les gens ne t’ont pas connu. Les malheureux, ils me diront que j’aurais dû t’abandonner depuis longtemps. Et tu me diras que les choses peuvent rester comme elles sont. Mais par malheur peut-être, tu m’as aimée plus que je le faisais une fois. Une fois pour que toujours, je me laisse être à toi. Et si tu m’aimes encore, je le sais, je le sais. Tu n’aurais pas dû me dire autant de tendresses au point de me laisser t’aimer. Et si elles reviennent, et déjà je succombe. L’Éternité est finie, une larme tombe pour célébrer sa dernière seconde. Les gens me disent déjà que le temps reprendra, qu’il guérit chacun inévitablement. Et tu me diras que je trouverai quelqu’un et que parmi les milliards, quelqu’un comme toi, pour moi, existe sûrement. Comme toi, comme toi que faire d’un être comme toi ? Comme je préfère mourir s’il me faut être sans toi. Suis-je alors à condamner s’il m’est impossible de te remplacer ? Que dire à un coeur à qui on a donné le droit d’aimer ? Et s’il est possible, comment lui retirer ?

Tes mots d’avant ne trompent pas; je crois bien qu’on aurait pu s’aimer comme moi je t’aime encore. Et que peu importe désormais mais, je me souviens de ces jours, quand toi tu m’aimais plus fort.

La chance, aussi inespérée soit-elle, j’ai pu être à toi. Oui moi mais oui moi, je n’aurais peut-être pas dû. Aujourd’hui, les gens me disent déjà qu’ils m’avaient prévenu. Tes mots d’avant ne trompent pas pourtant. Mais attends. Promis, bientôt j’aurais compris. Comment comprendre que l’histoire sans fin se finit ? J’ai l’impression de te perdre pour la vie, celle dont tu m’avais parlé. Tu n’es pas parti, cependant, je n’ai plus le droit de te garder.

Ô Malheur, pourquoi alors, m’avoir laissée t’aimer ?


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