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  • One Sina

Histoire que j'en écrive une autre

Un nom est venu résonner clair dans mon cœur au ciel noir, ces tempêtes que tu as laissé infatigables et bruyantes au recours d'une foudre salissante. Quand j'essayais de nettoyer ce vacarme et rendre un peu d'ordre dans ce décor que nul ne souhaite, mes mains sont restées tâchées de tes promesses aux lettres tranchantes.

J'ai trop cru ne jamais me défaire de toi, de ça, et il me semble que tu resteras. Éternel comme prévu mais moins de mots tu auras, moins de mal tu me feras. Et mon bonheur, tu l'as toujours voulu si je ne me trompe pas alors enfin je me libère, pas encore de toi, pas encore de nous car les étoiles ne meurent pas comme ça. Je me libère, et permets-le moi ou non, de tout ce temps convaincue de ne plus pouvoir jamais ouvrir mon cœur à quiconque car je voulais trop qu'il reste à toi. Tout ce que l'on est, tout ce que l'on a n'est à la portée de personne et on est bien les seuls à le savoir. Alors vivons encore, juste moins fort, histoire que j'en écrive une autre pour voir.

Je garde une pensée à ton nom seulement le reste est prêt à être offert. Opère enfin une magie qui me paraissait encore parmi les kilomètres par milliers et si tu savais comme j'en suis fière. Fière de voir à quel point ça va à force d'être sûre que ça irait un jour, à l'attendre patiemment. On m'a dit ne pas l'attendre le fera venir, même pas préparée à être réparée maintenant.

Ne me retiens plus si tu m'aimes tant car par Amour je t'ai laissé partir et revenir au dépend de ma seule souffrance. Par Amour j'ai tout fait pour te retrouver au bout de toutes tes errances. Je vois enfin qu'il est vrai que mon cœur n'a jamais mérité ce que tu lui as fait et obstinée à l'étouffer car malgré tout tu l'as fait battre comme il n'a jamais battu. Et moi je me suis battue pour rester tienne et abattue à force de te garder du bout des doigts, c'est surtout des livres que j'ai écrit et un peu moi que j'ai perdu. Maman m'a dit que quelqu'un viendrait me chercher et me cueillir avec tendresse. Que quelqu'un trouvera comment distinguer le rouge, sang qu'on a laissé sur la rose (que je suis) et son rouge inné, quelqu'un la rendra nouvelle de caresses.

Et tu sais, parfois je crois te détester et l'impression n'est que telle tu imagines bien, mais quand même je t'en veux quelque part. Quand même je m'en veux d'avoir tout fait et même plus pour y croire. Mais on s'aime encore, seulement moins de mots tu auras, moins de mal tu me feras. Toujours involontaire étais-tu dans les larmes que tu as fait coulé et dans ces nuits armées jusqu'aux os me suppliant de penser à toi ? J'espère être certaine car tu m'as aimée comme j'en doute encore le mériter et ce, me fait croire que tu n'as rien voulu de tout ça. Tu n'as pas voulu me savoir à terre sur un sol froid comme le verre, et si tu avais su, j'espère que tu aurais été là.

Mais en tout cas, tu n'as plus à t'excuser en tout cas et s'il te plaît, je te promets que j'y suis arrivée, ce nom est venu me cueillir. C'est encore à peine croyable; la rose qui s'ouvre à l'écoute d'une autre voix, et qui proposera bientôt de refleurir. Si imprévu, surtout déjà, surout si vite. Surtout que depuis ton nom tracé à l'aiguille sur mon cœur, je me bats avec la raison, et si tu savais comme on s'évite.

Mais vivons encore, juste moins fort, histoire que j'en écrive une autre pour voir. Alors vivons encore, juste moins fort, histoire que j'entende son nom m'appeler ce soir.



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