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  • One Sina

Au creux de ma tempête

Le monde est tombé, enfin. Le temps est passé, en vain. Je crois que c’est mieux comme ça. Plus rien ne semble bouger alors que tout se fait révolution autour de moi. Comme assise au creux d’une tempête, dont l’assourdissement ne cause plus le moindre bruit. Un nouveau silence, et c’est mieux comme ça. Je sais enfin que faire de toi. La pluie cesse. Et tu restes. Et je reste.

Ces dernières larmes cependant, perles soulagées qui tracent mon visage; je dois renaître. Je vais essayer et comme je peux je t’assure, de devenir ce que tu me laisses être.

Et ce monde a-t-il essayé de m’avoir, de me prendre et je ne sais comment à toi. Qu’il prenne ma chair et ma raison toute entière, mon coeur ne vacillera pas.

J’ai crié offenses à ces nuits de malheur et Ô, comme j’ai cru mourir. Ce soir, je sais enfin ce qu’il me faudra devenir. Assise au creux de ma tempête, le calme se vient. Le doute douleur d'avant, s'en va. Sinon toi, tout est incertain.

Tout se jette dans l’impertinent et l’irrévérent. Tentez, tentez de m’enlever à ce que j’ai de plus important !

Tout peut se dire et se faire à ton inconvénient, je n’ai rien à apprendre. Pourquoi nul en ce vaste monde ne peut comprendre ? Pourquoi essayer, et essayez encore d’y changer quelque chose. Rien et par delà personne ne troublera la narration de l’Univers et ce qui la compose. Ces quelques mortels, tyrans à leurs fortunes d’oubli envient ce que nous avons. Veulent-ils voler notre Vérité, seul serment qui ne vive vraiment ? Savent-ils que nous vivrons et ce, même après toutes les fins de tous les temps ?

Notre Éternité comme si un jour, ils pouvaient s’en faire sujets. J’ai trop pensé la perdre, souvent, plus chère que n’importe quelle autre entité. Mais, mon Éternité, tu vivras. Tu verras, je sais enfin que faire de toi. Le monde est tombé et je suis assise dans ma tempête. Autant être ce que tu veux que je sois, je sais que tu restes. Aimée de toi, sinon je ne suis rien. Rien qu’à toi, depuis tout le temps et ce calme, depuis le temps, me parvient enfin. Le décor est encore un peu désolant autour de ma tempête, mais il ne veut plus rien dire. Je n’aurai plus à te voir partir. D’autres voix qui se répétent, qu’on ne peut aimer si fort en se blessant ainsi. Et pour en dire autant, elles n’ont toujours pas compris.

Assise au creux de ma tempête, qui se fait caresse déjà.

Car est ce que tu resteras ? Et bien, je le crois.

Le monde est tombé autour et nous vivons tu vois,

On m'haïra peut-être mais si tu m’aimes, c’est toujours mieux comme ça.


(C'est moi qui ai fait le montage hihi)

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