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  • One Sina

Ça existe tellement depuis la nuit des temps

Il était une fois, la nuit des temps où déjà les gens s’aimaient tant.

Et depuis, ça existe tellement.

Ça existe tellement de trouver une âme à chérir et d’être celle que cette âme chérira. Ça existe tellement autour de moi.

Le monde se résout à l’Amour, si je regarde les environs.

La nuit des temps en a voulu autant pour tous et toutes, à écouter ce que disent les chansons.

Comment expliquer alors et sans me plaindre en l’occurence que l’on m’a bien oubliée ? Et si en des amis des Amours sont dissimulés, même ça ne semble pas me concerner.

Pourtant, que je n’ai pas manqué d’aimer, ça je vous assure que non. Mais si l’on m’aimera toutesfois, plus j’y crois, et moins j’en ai l’impression.

Je vis dans une prison avec mon cœur, que je supplie pour un nouvel instant de résistance. Il crie le pauvre, se fatigue à trouver matière de soulagement dans la moindre avance. Ça existe tellement, se dit-il, peut-être qu’enfin la nuit des temps opère sur moi…Mais non. Toujours pas. Les nouveaux Espoirs calqués avec minutie sur les anciens ne sont qu’encore que des contre-façons.

Alors je me casse par rude habitude, et me dit que ça ira et que même ça, ça existe tellement. Si Aimer vient de la nuit des temps, j’imagine qu’en souffrir date d’aussi longtemps.

Comment expliquer alors et sans me plaindre en l’occurence que l’on a pensé à moi que lorsqu’il a fallu que j’en pleure ? De ce fait, si l’Amour fait la vie, la mort qu’il laisse (bien insouscient), a comblée toutes mes heures.

Non pas que je me plaignescar je ne peux pas blâmer quiconque pour en avoir les raisons. Mais si l’on m’aimera toutesfois, plus j’y crois et moins j’en ai l’impression. C’est ridicule quelque part car les gens se trouvent parfaitement depuis la nuit des temps. Alors peut-être ai-je manqué à l’appel et que pour nul nom le mien est évident ?

Mais ça existe tellement alors comprenez un peu mon désagrément…Je ne veux pas me plaindre mais s’il fallut me priver d’Amour, pourquoi me laisser la chance ou non de connaître tout ce que l’on en craint ? Comme ancrée dans une malédiction rapidement supportable, j’ai appris la fin des choses sans ne jamais les voir commencer un matin.

Ce que j’ai hérité du temps, c’est sa nuit seulement, et si j’osais par malheur demander un semblant d’Amour alors c’est non.

Le pire pour moi est de voir que ça existe tellement, je n’ai qu’à regarder les environs.

Autrement dit, j’ai assez peur que la cage de mon cœur finisse gelée pour de bon la prochaine fois qu’on lui parlera de fin. J’ai assez peur de ne plus être capable du moindre sentiment si un jour, un être veut (vraiment) me donner ce qui est là depuis la nuit des temps. Car oui j’ai trop su aimer, trop dû m’abîmer en gardant en tête que ça existait tellement.

On dirait bien que finalement, la nuit des temps m’a oubliée au moment de passer. Et prudemment, elle a fait de moi quelqu’un qui a appris la fin des choses sans ne jamais les voir commencer.


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