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  • One Sina

À Vous,


À,

chaque petit être qui, a un jour rencontré mes mots quand ils écrivaient ce même nom,

Aujourd’hui j’aimerais écrire le vôtre mais il serait bien trop long. Il me semble quand même que je vous dois ça. Il me semble en fait, que sans vous, bien des pages n’existeraient pas. Bien qu’elles s’écrivent sans vos yeux et pour les mêmes toujours, mes proses commencent à vous attendre. Et celle-ci, à peine commencée, et j’aimerais déja vous la tendre. Car une fois prête à vous rencontrer, ma plume encore vous reconnait. Alors elle vit, en sachant que vous lui rendrait des éloges qu’elle ne soupçonne pas mériter. Quant à vos yeux, quand au toucher de certains mots, une larme s’échappe, je suis désolée. Mais n’hésitez pas, s’il vous plaît. Pleurez dès lors qu’un de mes mots vous blesse, continuez de les prendre et de les ramener dans chacune vos histoires.

Que vous soyez de ceux, de celles qui se montrent souvent, de celles, de ceux qui me lisent dans le noir. Que vous soyez de ceux, de celles qui m’offrent des merci parce que j’écris et je vous en dois tout autant. Quand il faut vous remercier de me lire, je ne sais que dire alors il était temps. Alors prenez, prenez cette prose comme vous la désirez. Prenez cette prose, je vous en prie, et merci d’exister. Car maintenant que mes rimes vous connaissent, elles ne se passent plus jamais de vous. Ô Vous, autant que vous êtes, à quel point je vous dois tout. Mes rêves peuvent être jeunes encore mais ils ne sont pas seuls, ne le sont plus. Quand cette encre pendue à ce voilier de rimes parfois errant mais qui grâce à vous n’est pas perdu. Que si un jour le monde me reconnaît, je vous laisserai en être la raison. Et déjà, il vous arrive de parler de mes mots comme s’ils étaient des plus grands. Trop incertaine d’un jour mériter ce qui m’arrive, je me sens encore si petite dans ce monde de milliards. Et si c’est vrai, si mes lignes ont le droit à un peu de gloire, c’est grâce à vous que j’ai pu le voir. Que vous soyez de celles, de ceux qui s’impatientent quand la prochaine prose tarde un peu, ou que vous soyez de ceux, celles qui me lisent une fois et qui ne l’ont jamais refait, merci. C’est si peu dire, je sais, c’est pourquoi enfin je vous l’écris. Je vous écris. Ma plume qu’on nommerait des plus chanceuses car elle vous a rencontré. Il était injuste de n’avoir qu’un fin merci face à vos tendresses démesurées. Alors prenez cette prose, je sais qu’elle ne suffira pas. Rien ne suffit à vous rendre ce que vos mots sur les miens, me donnent. Alors désolée, si tout, de quelque façon se pardonne.

Quand j’écris ce même nom sans jamais en finir, les vôtres sont aussi là. Car même s’il ne semble n’en avoir qu’un tout le temps, il y a plusieurs Toi. Cette plume difficilement plus belle quand c’est sous vos yeux qu’elle se promène. Des je t’aime à se perdre dans mes pages et pas assez de je vous aime. Mais si vous saviez comme c’est le cas. S’il me faut écrire pour vous garder, alors je n’arrêterai pas. Et cette prose va se terminer, je veux déjà vous en offrir une autre. Mais on se retrouve bientôt car pour comprendre mon histoire, il faut d’abord comprendre toutes les vôtres.




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